Au sein d'un secteur français du jazz et des musiques improvisées aux enjeux multiscalaires, l'artiste est le plus souvent amené·e à construire son activité en indépendant. Deux chemins s'offrent alors à lui/elle : d'un côté celui de la compagnie, support historique de la grande formation, de l'autre celui du collectif, actuellement largement plébiscité. Ces formes d'équipes artistiques ne manquent pas d'arguments pour séduire les musicien·ne·s comme le public. Véritables espaces de liberté artistique et de foisonnement créatif, elles participent activement à la vie culturelle et à la diversité des propositions musicales. Elles définissent, pour le ou la musicien·ne, un rôle d'artiste-producteur·rice et construisent, entre elles, de nouveaux outils pour la diffusion, la structuration et l'ancrage territorial.